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lundi 7 mai 2012

Dis moi à quoi tu ressembles, je te dirai pour qui tu votes (pavé dans la mare)

Voilà, les jeux sont faits, le résultat est tombé, la France a voté.


Pour ceux qui pensent que je vais vous livrer pour qui j'ai voté hier ou il y a quinze jours, vous pouvez oublier. Pourquoi ? Parce que tout comme au plus profond de vous, vous ne souhaitez pas savoir quelle est la dernière position du kama-sutra étudiée par les époux Passie, il en va certainement de même pour mes opinions politiques (je les garde pour les repas de famille). 


Non, aujourd'hui on est lundi et le lundi c'est peut être raviolis mais c'est pavé dans la mare aussi.


Ça fait des mois, que dis-je des années, que ça m'agace, alors aujourd'hui je me lâche !

Ras le bol de la catégorisation ! Ras le bol de l'estimation des intentions de vote, uniquement à la tête du bonhomme (ou de la bonne femme). Je m'explique : combien de fois avons-nous entendu, dans nos entourages, les phrases suivantes ? :

  • Toi, tu es prof donc tu votes à gauche (ou pas) ;
  • Lui, il est agriculteur sa came c'est Marine (ou pas) ;
  • Eux, ils sont vieux donc, fatalement, ils votent bleu (ou pas) ;
  • Eux, ils sont jeunes donc, fatalement, ils ne votent pas (ou peut être que si)...

Le truc, c'est qu'une fois que certains ont dit ça, ils ont tout dit. Le débat, l'échange, le dialogue n'est plus possible à partir du moment où ils vous ont collé une étiquette sur le front.

Alors pour ceux qui sont dans ce cas et qui tomberaient sur ces quelques lignes, la Fée Passie vous livre gratuitement (et le jeudi la deuxième est gratuite...) deux ou trois petites explications :

  • Les profs ne signent pas, en même temps que leur contrat, une fiche d'adhésion pour le parti à la rose ou celui à la faucille, si si je vous assure nous pouvons faire notre choix !
  • Ce n'est pas parce que l'on trie nos ordures, que l'on mange bio et que l'on prend des douches plus souvent que des bains que l'on se rallie forcément à la Norvégienne aux lunettes improbables (ou alors si et seulement si la Norvégienne est une omelette) !
  • Ce n'est pas parce qu'on est blond, aux yeux bleus et que l'on adore porter des rangers que l'on soutient le FN, regardez bien dans le cortège, Marine accepte toutes les couleurs de cheveux ! 

Ça fait du bien d'avoir dit tout ça, je me sens d'un coup plus légère, mais je ne me leurre pas, on remettra ça dans un petit mois ! 


Et vous, votre pavé du lundi, c'est quoi ?


ndlb : C'était bien évidemment ma participation au "Pavés dans la mare" de la Mère Cane.

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lundi 16 avril 2012

Le fantasme de la soubrette...

Les Hommes, c'est bien connu, ont des fanstames parfois peu originaux : l'infirmière nue sous la blouse, la maîtresse d'école a qui on tire les nattes (et pas que...) ou encore le tapis vert du billard.

Nous, les filles, sommes beaucoup plus imaginatives, ça c'est connu : un sac à main, une petite robe noire (toujours une petite robe noire dans la garde-robe) ou une paire de chaussures.


Mais revenons au sujet de base : les Hommes et leurs fantasmes et plus particulièrement mon Homme et SON fantasme.

La semaine dernière, une idée qui, sur le papier semble géniale, a germé dans le cerveau en perpétuelle ébullition de Mari Adoré. Il me lance comme ça, entre poire et fromage : "Dis, ma Fée, ça te dirait de prendre une femme de ménage ? " .

C'est au moment de répondre que j'ai commis ma première erreur. J'aurais dû sauter sur l'occasion et répondre OUI ! Mais non, en pauvre truffe que je suis, j'ai refusé en invoquant que : 
  • quand même, je suis prof et, c'est bien connu,  payée à ne rien faire et ce, seulement pour 18h par semaine ;
  • la maison n'étant pas un manoir, je peux (enfin on peut) très bien s'en sortir seul(e)s ;
  • je préfère dépenser de l'argent dans un iPad (message subliminal...).
Mari Adoré entend les arguments et range sa proposition dans le tas des "concepts retoqués par la Fée Passie".

L'histoire ne s'arrête pourtant pas là. J'ai annoncé haut et fort, vendredi sur Hellocoton, que samedi allait être ma première vraie journée de fille (coiffeur et shopping) depuis bien longtemps. Samedi, lever très matinal (6h15, arggggh), préparation silencieuse de mon café (afin de ne pas réveiller le reste de la maisonnée) et ouverture de l'ordi.

Mari Adoré, lui aussi réveillé et incapable (pour une fois de se rendormir) me rejoint pour partager les agapes matinales. Le petit dej' plié, il se lance dans le truc le plus infâme de la création, surtout à 6h55 : arracher sauvagement le linge de l'étendoir, signal de départ du traditionnel ménage du samedi !

Finis :

  • la lecture de vos blogs ;
  • le papotage avec les copinautes matinales ;
  • la rédaction d'un nouvel article...

Et welcome aux :

  • plumeau ;
  • aspirateur ;
  • fer à repasser
  • serpillère...

Bien évidemment ce n'est pas du tout comme ça que j'avais imaginée ma journée de minette et c'est bien la deuxième erreur que j'ai commise.


Après réflexion, une chose est sûre, le fantasme de Mari Adoré est celui de la soubrette et quand il m'a fait sa proposition de "prendre une femme de ménage", il aurait fallu que je comprenne qu'il voulait "prendre sa femme en train de faire le ménage".


Et vous, votre fantasme ?



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mercredi 11 avril 2012

Primi vs Multi (ou comment te faire penser que tu es trop nulle comme mère)

Sortez les gants les filles !
source et crédit
Dans un ancien article, j'avais magnifiquement exposé (oui je me la pète, ça fait du bien de temps en temps !) les changements relatifs à l'obtention du statut de primipare. 


Avec ma grande naïveté, je n'avais pas imaginé à l'époque, ni même jusqu'à la semaine dernière, qu'il existait un réel combat entre les primipares et multipares. Et quand je dis combat, je devrais préciser combat de poules.


En bonne primi, je suis à la recherche de références sur un tas de trucs : l'âge pour la première dent, pour les premiers pas, les premiers mots. Je suis aussi preneuse de toutes les astuces voire coups fourrés pour éduquer ma chère monstresse.

C'est lors d'une conversation tout à fait anodine (à la base) que j'ai découvert les lois cruelles de la jungle parentale. Il faut croire que ce n'est pas tant l'enfant qui compte mais ses performances et plus encore celles des parents. Et là, vous avez l'impression de vous retrouver dans un vestiaire rempli d'hommes en sueur qui s'amusent à baisser leurs caleçons pour savoir qui aura "la plus grande" !

Cet article ne serait qu'un ramassis de lieux communs si je ne l'illustrais pas de quelques bribes du dialogue fort instructif que j'ai eu avec Mme Multi.

ça, à côté, c'est mignon !
© les demoizelles
Mme Multi : "Et elle marche depuis quand Jolie Bichette ?"
La Fée Passie : "Depuis qu'elle a un an (et quatre jours)."
Mme Multi : "Ah ouais, elle n'est pas précoce..."
La Fée Passie (en interne) : "C'est vrai ça, dire qu'il y a tant  d'enfants qui marchent à 4 mois ...."

La Fée Passie : "A quel âge tes monstres ont-ils su dire merci ? Parce que, à Jolie Bichette, il lui a fallu deux jours pour apprendre à dire pain mais merci ça fait plus de six mois qu'on essaie de le lui rentrer dans sa petite caboche."
Mme Multi : "Oh tu sais, moi je suis hyper stricte. Dès qu'ils ont su faire coucou ils ont dit merci. Et s'ils ne le disaient pas on ne leur donnait pas."
La Fée Passie (toujours en interne et extrêmement désabusée) : " Ils ont bien tenu le coups les montres, même pas desséchés après ces longues périodes de jeûne forcé".

Mme Multi : "Et elle est propre Jolie Bichette ?"
La Fée Passie : "Non pas encore, mais pour l'instant on ne la force pas, on lui propose le pot pour s'amuser."
Mme Multi : "Ah bon, parce que les miens à 14 mois c'était bon !"
La Fée Passie : "14 mois, waouh, c'est pas tard dis donc !"
Mme Multi (après 5 secondes de réflexion) : "En fait non, c'était 24 mois..."
La Fée Passie (en interne) : "Ah... C'est pas si précoce que ça... (vengeance !)"


Bon je m'arrête là, sinon je vais m'agacer ! Ce qui est sûr c'est qu'à partir de maintenant je suis comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois !

Promis, mes chères copines nulli ou jeunes primi, si jamais je fais ça vous avez l'obligation de m'envoyer un direct du droit !


A votre avis de Primi ou Multi qui gagne le combat ?


ndlb : C'est ma participation au "Être mère" de Babidji.

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lundi 12 mars 2012

Slim (pas encore) mais alors pas du tout fast !

Je ne sais plus qui m'a dit que faire un bébé ça prenait neuf mois et que perdre les kilos emmagasinés pendant la grossesse prenait aussi neuf mois. Si la mémoire me revient, je vous  promets que je vais dire deux ou trois petites choses à cette charmante personne, histoire qu'elle ne raconte plus de pareilles inepties !


Parce que, dans mon cas, ça n'a pas pris neuf mois... Au bout de quatorze, j'en étais toujours au point de départ et plus question de porter les tenues vaporeuses qui mettent si joliment en valeur votre bidon habité. Au bout de quatorze mois, moi je rêvais d'une combinaison de catwoman (n'allez pas y voir la moindre déviance de ma part).


Ok, ok, pendant cinq mois je n'ai pas fait plus gaffe que ça, il fallait bien alimenter la machine pour qu'elle produise du lait de qualité. Mais après, je suis repassée en mode femelle tarie :

Osez me dire qu'il ne vous fait pas envie !

  • on limite les calories ;
  • on détourne le regard quand, par malheur, il croise un bon morceau de camembert bien coulant ; 
  • on fuit quand  une crème dessert (au nom évoquant un des sommets des Alpes) surgit en traitre au milieu de votre chemin ;
  • on ne flanche pas devant une assiette de frites avec de la mayonnaise maison (Mari Adoré, si tu me lis, je l'adore ta mayo).


Malgré toutes ces bonnes résolutions, les bourrelets, qui n'en étaient pas pendant neuf mois de gestation, apparus après la mise-bas restent accrochés et indécrochables. "Fais du sport, c'est ça ce qu'il te faut ! Regarde mon corps de rêve, je passe 3 heures par jour en salle à suer sur le rameur....", ça c'est ce que j'ai maintes fois entendu. Pas de "salle" dans le trou du c** du monde,  pas l'envie et surtout pas le temps.


Vous êtes en train de vous dire que si je suis revenue dans la blogo pour me plaindre de mes kilos en trop sans proposer la moindre petite piste d'amélioration, j'aurais mieux fait de rester planquée dans mon trou. Et là, je dis que vous avez raison. Venons en au dénouement : j'ai perdu 3 kilos en 5 jours ! Là, je vois vos yeux qui pétillent, je sens que j'ai déclenché votre intérêt, je sais que vous attendez la suite.


Voici la recette "miracle" : prenez neuf élèves, un mari Adoré, une Jolie Bichette et un Evitoutouchien. Chargez tout cela dans deux minibus et partez passer six jours à Paris au Salon de l'Agriculture. Levez-vous tous les matins à 4h30 et couchez-vous tous les soirs vers 23h. Dites vous que le petit déj' à 4h40 du mat' ça va peiner à passer, oubliez le repas de midi et concentrez-vous à absorber un rapide repas du soir pendant que vos paupières tiennent encore ouvertes. Au bout des cinq jours, vous devriez avoir perdu ces 3 kilos superflus.

Bien évidemment, c'est loin d'être la bonne solution mais, en ce qui me concerne on va dire que c'est un point de départ. Maintenant, une seule chose à faire, entretenir le mouvement. Pour cela, je vais m'en tenir à la méthode de ma copine Annabelle ! Dis poulette, quand tu sors le bouquin, tu m'en dédicaces un ?



Et vous, une recette miracle pour retrouvez une taille de guêpe ?

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lundi 7 novembre 2011

Ce ne sont pas MES élèves ! (un pavé dans la mare #9)

Bon OK, je suis une super maman, une wonder prof et même une méga wonder prof principale. Je les aime ces petits (grands) morveux et ils me le rendent bien. 

Par contre, en ce moment j'ai une petite, toute petite, minuscule aversion pour MES collègues (oui, je sais, ce n'est pas la première fois et ça ne sera certainement pas la dernière !). 


En tant que profs, ce qui nous titille en ce moment ce n'est pas encore le calendrier de l'avent, mais plutôt les derniers jours avant les conseils de classes (si certains de mes collègues me lisent, pensez à remplir les bulletins avant le 16). 

Bizarrement, je sens poindre une légère touche d'énervement chez mes compatriotes enseignants : pas assez (voire pas du tout) de notes pour faire un moyenne significative, des paquets de copies qui s'entassent et qui ne veulent pas se corriger tous seuls, des élèves qui sont ... des élèves. Il n'en faut pas plus pour placer au bord de la dépression un prof lambda.


Du coup, depuis la semaine précédant les vacances de la Toussaint, j'ai le droit, à mon arrivée le matin,  à une haie d'honneur devant mon bureau (ouais, j'ai un bureau, pas seulement le meuble, non, non, la pièce !) . En fait, je devrais plutôt dire une haie d'horreur !

Un bonjour à peine susurré, et arrive le flots des récriminations. Là encore, étrangement, elles commencent toutes par : "TES élèves" ou variante : "Tes Terms" comme si les 24 diables  étaient tous sortis de mon utérus !

Ces chers petits sont, au choix : inattentifs, bavards, mauvais, méchants, bons à rien, décourageants, désespérants, horripilants... J'arrête là la liste d'une part parce qu'elle me fait peur et d'autre part parce que je ne reconnais pas les élèves dont on me parle en ces termes.


Je vais mettre tout de suite les points sur les i.

Chers collègues, ces élèves sont autant les miens que les vôtres. Ce qui est certain, c'est que les monstres que vous me décrivez n'existent pas quand ils entrent dans ma salle. Je me suis même permise de leur demander pourquoi avec moi ça se passait bien. Leur unique réponse fût : "Mais parce que vous, vous aimez votre métier..." . Eloquent, non ?


J'accepterai qu'ils soient MES élèves quand :

  • vous reverrez VOS méthodes (archaïques) d'enseignement ;
  • vous ferez VOUS-MÊMES preuve de respect envers ces chers monstres (commencer par dire bonjour ) ;
  • vous accepterez de VOUS remettre en question (nous sommes dans un lycée agricole et pas à la Sorbonne).


Comme vous l'avez tous et toutes deviné (et surtout lu dans le titre), c'était mon lancer hebdomadaire de pavé dans la mare. Retrouvez tous les autres coups de gueule chez La Mère Cane.


A votre avis, je fais quoi au prochain qui commence sa phrase par : "TES élèves" ?


Edit : je tiens à préciser que mes petits restent toujours mes petits qu'il soient des monstres ou des anges, mais aussi  qu'avec moi ils peuvent toujours tenter de se transformer en ogres, je les attends !



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lundi 31 octobre 2011

T'as une vie privée ? Ah bon... (un pavé dans la mare #8)

Certaines, comme vous et moi ont fait le choix d'exposer des bribes de leur vie privée au monde entier (ça c'est mon côté Minus). D'autres affichent leurs humeurs sur les réseaux sociaux. Là-dessus, soyons clair, c'est nous qui choisissons de nous livrer par morceaux ou entièrement.

Par contre,  en ce qui me concerne je ne vous raconte pas tout (oui, c'est honteux !), j'en garde un peu pour nous. Mais sachez, les copines et les copains (j'ai au moins deux Y qui pointent le bout de leur nez ici !) que lorsque vous mettez les pieds dans mon lycée, votre vie privée, vous pouvez l'oublier.

Heureusement que les pavés ne moisissent pas car celui-ci je me le garde sous le coude depuis plus d'un an. Ma Canette, j'espère que la mare est grande parce que ce gros pavé là je vais me faire un plaisir de le lancer.



Revenons aux vacances d'avril 2010. Sentant bien qu'il y avait un truc bizarre qui se tramait (mes seins ne voulaient plus rentrer dans leurs bonnets), je me suis décidée à me plier à l'exercice acrobatique du pipi sur le bâtonnet. Résultat des courses, bingo, la monstresse s'était installée !

Fin des vacances, rentrée, une semaine de cours passée et, un mardi en fin d'après midi, pendant que j'expliquais brillamment la durée de gestation des animaux domestiques, une de mes élèves m'interrompt et me dit : "Madame, j'peux vous poser une question ?". Allez poulette, j'écoute ! La minette regarde autour d'elle et lance : "Madame, c'est vrai que vous êtes enceinte ? C'est Mme J. qui nous l'a dit !"

Argggggh ! Bien évidemment, je n'avais parlé de mon état de gestation à personne. Ne me laissant pas démonter pour si peu, j'explique à mon adolescente que je n'avais pas à répondre à ce genre de questions et qu'elle n'aurait qu'à bien me scruter pendant les mois à venir pour avoir sa réponse. La petite, devenue toute rouge, continue : "Mais Madame, c'est pas de ma faute, même Mme G. en rentrant en cours, nous a demandé si on savait si Mme Passie était en cloque ou pas..." (joli le vocabulaire, non ?).

crédit photo
Mais comment ont-elles su ? De ventre je n'en avais point, mes nouveaux obus étaient planqués comme à leur habitude dans des tops vaporeux. Une seule explication possible, Mme J. et Mme G. avaient fouillé mes poubelles, employé un paparazzi, ou lu dans le marc de café. Et bien évidemment, mes chères collègues ne se sont pas contentées de garder leurs suspicions pour elles, non non, cette rumeur a fait le tour du lycée.

Intimité volée, secret dévoilé, vie privée pillée. Sentiment d'être trahie et de devoir mentir pour garder un semblant de vie privée.
Mais bordel (oups, pas bien la vulgarité), occupez vous de vos fonds de culottes et foutez nous la paix !

 Dites, vous aussi, parfois on vous confond avec Monica Belluci, ou Kate, ou William ou... ?

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Terreur (Vie de mère #1)

Vies de mère (pour ceux et celles qui n'y ont pas encore jeté un coup d'oeil) c'est une super initiative de Kiki the mum : un blog participatif, un défouloir pour raconter ces petits moments que seules les mamans arrivent à capter. 

Du coup, comme moi aussi je suis une mère qui vit sa vie de mère, je m'y suis lancée et ça donne ça :

Terreur 

Ma fille veut notre peau, ce n'est pas possible autrement !
Est-ce dû à une indigestion de citrouille, un trop plein de sorcière (suis une fée moi, pas une sorcière) ou une surabondance d'araignées ? Le fait est que la monstresse est en pleine phase de terreur (nocturne)... la suite ici !

Et vous, votre vie de mère ?
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lundi 17 octobre 2011

Mes nuits sont plus moches que vos jours

Crédit photo
Cet article s'adresse à Jolie Bichette. Quand elle sera grande, en âge de lire et de comprendre, elle ne pourra pas dire que je ne l'avais pas prévenue ! 

Ma Jolie Bichette, 

Ton père et moi ne sommes que des humains. Oh je te vois déçue là, mais il ne faut pas. Oui, nous sommes grands (j'en profite, dans peu de temps tu me mangeras la soupe sur le crâne), nous sommes forts (nous arrivons à te porter alors que toi tu ne le peux pas), nous sommes intelligents (nous ne nous trompons pas quand il faut mettre le cube dans le trou carré et le cylindre dans le trou rond, mais t'inquiète, toi aussi tu sauras le faire un jour) mais nous ne sommes pas pour autant des dieux.

Ton père et moi adorons passer du temps avec toi. Nous délaissons toutes nos petites activités pour :
  • t'emmener à la piscine (non, nous ne voulons pas te noyer, arrête de croire tout ce que te raconte ta grand-mère) ;
  • te faire découvrir ce qui t'entoure et bien plus encore ; 
  • jouer sur le tapis (et surtout ranger tout ton bazar une fois que tu es passée à autre chose) ;
  • te faire marcher, trotter, galoper (en sacrifiant l'état général de notre colonne vertébrale) ;
  • te promener des kilomètres et des kilomètres en poussette (ça tu nous le revaudras quand nous serons très très vieux).

Ton père et moi adorons te faire à manger. Ta tambouille est parfois bien meilleure que la nôtre. Nous mitonnons avec amour les purées, compotes et petits gâteaux que tu engloutis goulument (là aussi, ma chérie, tu le feras pour nous quand nos dentiers resteront dans un verre avec du stéradent).

Mais pour faire tout ça, mon amour de petite fille, nous avons besoin d'être en vie ! Je t'explique, il y a une étude anglaise de l'université de Warwick qui dit que les personnes qui dorment moins de 6 heures par nuit auraient 12% de risques supplémentaires de mourir de manière prématurée par rapport à celles dont le temps de sommeil varie entre 6 et 8 heures.

Alors, Jolie Bichette, toi qui étais si mignonne quand tu étais un tout petit bébé, bien sage qui faisait tes nuits sans crier gare (ou aéroport d'ailleurs), aurais-tu l'extrême obligeance de revenir à ce rythme qui nous convenait très bien ?

Ma chérie, si jamais tu ne reviens pas à des sentiments meilleurs, sache que ton père et moi sommes déjà en train d'élaborer un plan diabolique que nous mettrons à exécution, quand, adolescente, tu souhaiteras faire la grasse matinée le week end.

Alors, Jolie Bichette, par pitié (ou par peur) laisse nous DORMIR !

Ta Fée Passie de Maman qui t'aime très fort (pour l'instant...) 

Les filles, au secours, un conseil, une menace à rajouter ? Aidez-nous !

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mardi 30 août 2011

Quand les poules auront des dents

"Quand les poules auront des dents" pourrait très bien être une expression digne d'un "C'est pas du tout ça", mais non ce n'est pas du tout celle de demain.

Pour tous, "quand les poules auront des dents" signifie jamais. Cependant, à l'éclosion les poussins ont des dents. Enfin une seule, le diamant qui sert à casser la coquille et qui tombera dès que le jeunot commencera à se nourrir.

L'escargot, tout baveux qu'il est, est muni d'une multitude de dents qui sont toutes rassemblées sur sa langue râpeuse zoologiquement appelée radula. Je le concède, avoir une radula ce n'est pas ce qu'il y a de plus glamour, mais ce sont des dents quand même.


Alors, Jolie Bichette, tu ne vas pas me dire que tu n'es pas aussi évoluée qu'un volatile ou qu'un simple gastéropode ! Montre nous tes dents ! Parce que là, ma petite chérie, ta Fée Passie de maman a épuisé toutes ses vannes sur ton absence de ratiches.

Jolie Bichette, que dit Maman quand la dame lui dit : " A neuf mois, elle n'est pas normale ta fille, elle n'a pas de dent..." ? 
Et bien, Maman répond : " Ben non elle n'est pas normale, la preuve c'est moi que l'on a pris en doublure corps pour Sigourney Weaver dans Allien !"

Jolie Bichette, que dit Maman quand le monsieur lui dit "Elle n'est pas un peu en retard ? A neuf mois, mon Kevin il en avait déjà 4 !" ?  
Et bien, Maman répond : "Oh, vous savez il n'est que trois heures moins le quart...".

Jolie Bichette, regarde comme il a l'air heureux avec ses DENTS !

Jolie Bichette, que dit Maman quand une personne bien intentionnée lui donne de bons conseils comme : "Tu devrais essayer de lui frotter les gencives avec un morceau de sucre, ça les fait sortir..."
Et bien, Maman répond : "Oh vous savez, nous on attaque directement au papier de verre, ça va plus vite".

Jolie Bichette, que dit Maman quand une madame Irma en puissance lui demande : "Et c'est pour quand la première dent ?" ?
Et bien, Maman répond : "Oh, vous savez, je pense qu'elle passera son bac et son permis avant d'avoir des dents...".

Jolie Bichette, que dit Maman quand la petite mamie du magasin lui dit : "Mais sans dent, qu'est ce qu'elle peut manger ?" ?
Et bien, Maman dit : " Ben rien, d'ailleurs ça se voit, elle est maigre ! Par contre, dès qu'elle en aura une, elle s'attaquera à une grosse entrecôte...".

Au secours, les copines, je suis foutue je n'ai plus d'argument qui tue. Vous me passez les vôtres ?

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vendredi 6 mai 2011

Mon affreux départ...

J'avais procédé à un appel aux votes pour déterminer de quoi parlerait mon prochain billet. Les bulletins (pas anonymes) ont été dépouillés et le résultat est implacable : égalité parfaite (vous allez me dire que 3 votes, c'est peu, mais c'est déjà ça). Du coup, j'ai choisi de vous les faire dans l'ordre chronologique, donc je commence par le début : le départ.

Flashback et go !

Mari Adoré, Jolie Bichette, Evitoutouchien et moi étions conviés à un mariage dans le Pas-de-Calais le dimanche de Pâques (si si, c'est possible ! ). Du coup, mise en route de la petite famille (et de la remorque) le samedi matin. A l'origine (et ça a son importance), le départ était prévu pour 9h. Nous y avons cru jusqu'à 8h, heure à laquelle nous remarquons que le chat n°4 boîte, respire fort et se planque sous les meubles.

Là, la Fée Passie laisse ressortir son côté Fée Bardot et décide qu'elle ne peut pas partir en laissant sa minette dans cet état. Mari Adoré (qui devrait lui aussi être élevé au titre de bienheureux (comme Jean-Paul, vous me suivez ??? )) attrape le téléphone et obtient in extremis un rendez-vous chez le véto pour 9h30.

A cette époque là, elle avait encore de l'allure la Dame Bardot

Aïe, le timing en prend un coup dans l'aile (ou la cuisse, c'est plus raccord avec le sujet). Mari Adoré assume pleinement son rôle de protecteur au grand coeur et se charge de la visite chez notre futur sauveur.

Pendant ce temps, je gère la suite des opérations avec Pôpa et Môman : qui viendra voir la minette et quand pendant notre absence ?

Retour de la minette avec un pansement à la patte, une piqûre d'antibio méga puissante et Mari Adoré avec le porte feuille allégé de 90€ (60 chez le véto et 30 de pharmacie). Là, Jolie Bichette décide qu'elle a faim. Décision prise de la nourrir (si si, ça nous arrive) et de partir par la suite.

Bilan à mi-course : départ à 11h. Au bout de 27 min d'autoroute, Mari Adoré demande si j'ai bien pris mon tire-lait. Oups, moment de panique... Pas de tire-lait, pas de chauffe-biberon et oubli total de la moitié des biberons... Coup de bol, la sortie suivante se trouve à 3 km. Vous imaginez la suite : demi-tour, retour maison, chargement du matériel oublié et nouveau départ.


Au final : départ réel à midi. Là, vous vous dites que Mari Adoré doit être furax, qu'il a dû me demander ce que j'avais "pétassé" pendant qu'il était chez le véto ... Vous avez tout faux, Mari Adoré est adorable, doux et compréhensif, il n'a proféré aucune de ces paroles. Remarquez, à postériori, il avait plutôt intérêt vu le sort qu'il a réservé à la voiture : un petit rendez-vous intime entre la remorque et le pare-chocs arrière...


Customisée, la voiture !

J'vais appeler Sigmund et lui demander si tout ça ne signifie inconsciemment pas que je n'avais pas vraiment envie de partir...

Je viens donc de vous faire la démonstration qu'il est possible d'avoir 3 heures de décalage horaire en France métropolitaine.

Rasurez-moi, dites moi que des "trucs comme ça" ça n'arrive pas qu'à moi !
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mardi 5 avril 2011

Madame Stressante

Je vous en ai parlé dans un vieux billet, mais il faut que j'exorcise le "truc", je vais donc en remettre une couche !
Il y a pourtant un petit moment que je ne l'ai pas vue mais cette diablesse de sage femme de préparation à l'accouchement (sans douleur) me perturbe encore. Alors en fille sympa, je vous fais partager.


Partons du constat que Mme Stressante est 10 fois plus speed que la Fée Passie. Ajoutons l'hypothèse que , de par son super métier , la Fée Passie maîtrise correctement les notions de base sur le concept de l'accouchement (si si , je vous assure, pour une vache ça se passe pareil, à la péridurale près). Rajoutons le corollaire suivant : la Fée Passie déteste perdre son temps. Secouez le tout dans un bon gros shaker et ça donne ça :
  • "Eh oui, Mesdames, la tête de bébé va passer par votre bassin et ensuite par votre vagin !" (non, sans blague !!! Waouh, j'hallucine, trop génial).
  • "Vous perdrez systématiquement les eaux avant de vous rendre à la maternité." (ben heureusement que je ne l'ai pas écoutée sinon j'attendrais encore sur mon canapé).
  • "La césarienne ??? Pourquoi voulez-vous en parler ? Il n'y a pas de raison que ça vous arrive !" (je sens que je vais y retourner juste pour lui montrer mon bidon et lui demander de m'expliquer à posteriori).
Là aussi, je fais court, car je pourrais écrire un roman à ce sujet. Mais, le must était les séances de relaxation. La diablesse accouchante, branchée sur le 220 en permanence se transformait à ce moment en une espèce de petite chose toute molle ayant le débit verbal digne d'une personne méga super âgée.




Je vous fait cadeau des meilleurs moments :
  • "Imaginez votre langue flottant mollement dans votre bouche." (Mais oui bien sûr !).
  • "Imaginez (encore de l'imagination...) que votre cerveau s'épand comme une éponge." (Euh, chez la vache, quand le cerveau commence à faire ça, on parle de vache folle...).
  • "Vous ne pensez plus à rien." (Ben si, justement, je pense à ma vache qui est en train de se préparer à faire son veau et au fait que je sois là comme une grosse saucisse sur ce matelas à écouter des sornettes plutôt qu'à faire la sage femme moi-même!).

Bénéfice net : aucun intérêt pour la Fée Passie qui ressortait sans rien avoir appris et 10 fois plus agacée que quand un de ses charmants élèves décide de tester son autorité !

Maintenant, les filles (et les papas) à vous de me raconter vos séances à vous. Je ne voudrais pas penser que c'est toujours comme ça ! 
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mercredi 30 mars 2011

Le triangle des Bermudes !

Ce n'est pas la première fois que j'observe ce phénomène mais ce matin, c'est le must ! Il n'y a pas d'autre explication au "truc bizarre", ma maison est le triangle des Bermudes !

Image du Blog stevero.centerblog.net
Source : stevero.centerblog.net sur centerblog.

Non, je n'exagère pas (pour une fois), ma maison est un "aspirateur-disparaisseur" à objets. N'allez pas accuser la Fée Passie d'être désorganisée ou Mari Adoré d'oublier de ranger, ce n'est pas le cas. 

Nous ne comptons plus le nombre :
  • de clés volatilisées (notre facteur nous déteste et le serrurier nous adore) ;
  • de papiers certainement désintégrés (surtout ceux qu'il ne faut pas perdre) ;
  • de vêtements dématérialisés.
Ce matin, donc, j'ai activement recherché "les jolis petits collants jaunes avec une toute mignonne abeille" pour mettre en beauté ma Jolie Bichette le jour de ses 4 mois (joyeux moiniversaire ma Bichette) et ce "petit top rose qui me donne bonne mine". Disparus ! 


Nous avons, dans un premier temps pensé qu'Alzheimer  nous guettait, ensuite que le chien les avait planqués. En fait, non, la maison est juste en "mode disparition".

Dites, par hasard, nos affaires ne seraient pas arrivées chez vous ?
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dimanche 20 mars 2011

La Brune (1er épisode)

On a tellement fait de blagues sur les blondes qu'aujourd'hui j'ai décidé de vous parler d'une brune. Cette brune, je l'ai rencontré pendant mon séjour à la Mat' il y a déjà presque 4 mois de cela. 

J'avais récupéré Jolie Bichette depuis à peine 6 heures que déjà La Brune faisait son apparition dans ma vie. La Brune rentre dans ma chambre, me lance un "Bonjour Môdame" long comme mon bras et m'annonce qu'elle vient chercher Jolie Bichette pour un examen. Ne pouvant pas l'accompagner (cause césarienne), je suis contrainte de tourner les yeux vers le berceau en disant : "très bien". 

Elle attrape le nid douillet et là, ma merveille décide de lui faire entendre le son mélodieux de sa petite voix. Le deuxième cri à peine poussé, La Brune me fusille du regard et, inquisitrice, me demande (pas du tout gentiment) où se trouve la tétine.

Encore sous l'effet de l'anesthésie (qui n'a pas fonctionné pendant la césarienne, mais par contre après, si), je trouve le moyen de lui répondre que Jolie Bichette n'en avait pas. Là, je me fais incendier comme s'il était inconcevable qu'une jeune maman ne désire pas clouer le bec de la "chose" qui vient de sortir de son corps. J'essaie (vainement) de lui expliquer que je souhaite allaiter ma descendance et que, par conséquent, j'estimais que la mettre précocement en contact avec du silicone ne me semblait pas judicieux. 

La Brune me scrute attentivement et s'abaisse à prononcer la phrase suivante : "Puisque c'est ainsi, elle pleurera pendant tout le trajet". Me voilà déjà en train de culpabiliser sur un mauvais choix d'éducation au bout de 6 heures de maternité. Moi qui pensais pouvoir reculer ce moment jusqu'à l'adolescence, j'étais servie.

Une demie heure plus tard, retour de Jolie Bichette dans la chambre accompagnée par Gentille Marie (une jolie blonde). Je lui demande si, à tout hasard, elle sait si Jolie Bichette a continué de donner de la voix après sa sortie de la chambre. Et là, Gentille Marie, avec le plus doux des sourires me dit qu'elle a pris en charge ma louloute une fois la porte passée et que cette petite mignonne n'avait plus émis aucun son désagréable en sa présence.

Qu'en déduire à ce moment là ? 
  • Que La Brune était fatiguée ? Je le comprends, moi aussi après une nuit quasi complète de contractions et un petit passage au bloc.
  • Que La Brune n'avait pas eu le temps de prendre son café ? Je comprends aussi, moi il me faudra atteindre jusqu'au lendemain pour faire pénétrer quelque aliment dans ma bouche.
  • Que La Brune était juste de mauvaise humeur ? Allez, on a tous le droit d'avoir des jours sans.
Sauf que, en ce qui concerne La Brune, il n'y a jamais de jour avec et ça je l'apprendrai vite à mes dépens.
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jeudi 17 mars 2011

Zen ou pas ...

La grossesse, ses hormones, ses envies de dormir intempestives, ses plages de sable blanc (oups, je confonds là !)... 

La grossesse a été un"truc magique" pour moi. En effet, cette déferlante de petites molécules circulant dans mon sang a eu pour effet de transformer la folle à lier perpétuellement branchée sur le 220V que j'étais (et visiblement que je suis redevenue) en un être charmant, limite angélique.

Pendant ma grossesse rien ne m'a atteint. Comme dit Madame Foresti, pendant ma grossesse j'ai rayonné, jusqu'au jour où... 

Jusqu'au jour où mon chemin à croisé celui de ma sage femme de préparation à l'accouchement. En bonne élève modèle que j'ai toujours été, je me suis inscrite en temps et en heure aux cours de prépa dont on m'avait dit le plus grand bien (sauf Môman qui dit que ça ne lui avait servi à rien). J'ai suivi les bons conseils (en général) de Sage Femme Chérie et ai contacté une de ses collègues.

Le jour J du premier rendez-vous (individuel) arrive, Mari Adoré à mes côtés, nous franchissons la tête haute et le bidon bedonnant la porte du cabinet. Et là, c'est le drame. La déferlante qui me submerge n'est plus celle des hormones mais celle de la logorrhée incessante et affreusement  pénible de cette diablesse. J'étais sensée lui parler de moi, de ma grossesse, de comment j'imaginais mon accouchement... Rien, rien de rien, je n'ai pas pu en placer une, même pas une demie, juste un tout petit quart en 3/4 d'heure de consultation.

Je ne sais par quel pouvoir de divination, ou est-ce par une série de formations en psychanalyse, cette chère Madame Pipelette a réussi entrevoir ma "vraie nature". Après s'être agitée dans tous les sens pour m'expliquer le fonctionnement des séances et le programme des cours, elle m'a asséné le coup fatal en me disant : "Mais vous êtes drôlement speed vous madame la Fée Passie, il va falloir être plus zen, je vais vous aider."

Là, je jette un coup d'œil à Mari Adoré qui est mort de rire (intérieur le rire, mais ça transparaît dans ses yeux). Il attend patiemment de sortir du cabinet pour me demander : "Tu es sûre de vouloir venir toutes les semaines voir cette agitée ? A côté, tu es un exemple de sérénité !".

Oui, j'y suis retournée. Toutes les semaines ? Non, mais j'étais toujours là aux "bons moments", mais de l'éponge et de la langue flottante je vous en reparlerai !

(ça m'agace encore, rien que d'y repenser !)

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