Bon OK, je suis une super maman, une wonder prof et même une méga wonder prof principale. Je les aime ces petits (grands) morveux et ils me le rendent bien.
Par contre, en ce moment j'ai une petite, toute petite, minuscule aversion pour MES collègues (oui, je sais, ce n'est pas la première fois et ça ne sera certainement pas la dernière !).
En tant que profs, ce qui nous titille en ce moment ce n'est pas encore le calendrier de l'avent, mais plutôt les derniers jours avant les conseils de classes (si certains de mes collègues me lisent, pensez à remplir les bulletins avant le 16).
Bizarrement, je sens poindre une légère touche d'énervement chez mes compatriotes enseignants : pas assez (voire pas du tout) de notes pour faire un moyenne significative, des paquets de copies qui s'entassent et qui ne veulent pas se corriger tous seuls, des élèves qui sont ... des élèves. Il n'en faut pas plus pour placer au bord de la dépression un prof lambda.
Du coup, depuis la semaine précédant les vacances de la Toussaint, j'ai le droit, à mon arrivée le matin, à une haie d'honneur devant mon bureau (ouais, j'ai un bureau, pas seulement le meuble, non, non, la pièce !) . En fait, je devrais plutôt dire une haie d'horreur !
Un bonjour à peine susurré, et arrive le flots des récriminations. Là encore, étrangement, elles commencent toutes par : "TES élèves" ou variante : "Tes Terms" comme si les 24 diables étaient tous sortis de mon utérus !
Ces chers petits sont, au choix : inattentifs, bavards, mauvais, méchants, bons à rien, décourageants, désespérants, horripilants... J'arrête là la liste d'une part parce qu'elle me fait peur et d'autre part parce que je ne reconnais pas les élèves dont on me parle en ces termes.
Je vais mettre tout de suite les points sur les i.
Chers collègues, ces élèves sont autant les miens que les vôtres. Ce qui est certain, c'est que les monstres que vous me décrivez n'existent pas quand ils entrent dans ma salle. Je me suis même permise de leur demander pourquoi avec moi ça se passait bien. Leur unique réponse fût : "Mais parce que vous, vous aimez votre métier..." . Eloquent, non ?
J'accepterai qu'ils soient MES élèves quand :
Comme vous l'avez tous et toutes deviné (et surtout lu dans le titre), c'était mon lancer hebdomadaire de pavé dans la mare. Retrouvez tous les autres coups de gueule chez La Mère Cane.
A votre avis, je fais quoi au prochain qui commence sa phrase par : "TES élèves" ?
Edit : je tiens à préciser que mes petits restent toujours mes petits qu'il soient des monstres ou des anges, mais aussi qu'avec moi ils peuvent toujours tenter de se transformer en ogres, je les attends !
Je vais mettre tout de suite les points sur les i.Chers collègues, ces élèves sont autant les miens que les vôtres. Ce qui est certain, c'est que les monstres que vous me décrivez n'existent pas quand ils entrent dans ma salle. Je me suis même permise de leur demander pourquoi avec moi ça se passait bien. Leur unique réponse fût : "Mais parce que vous, vous aimez votre métier..." . Eloquent, non ?
J'accepterai qu'ils soient MES élèves quand :
- vous reverrez VOS méthodes (archaïques) d'enseignement ;
- vous ferez VOUS-MÊMES preuve de respect envers ces chers monstres (commencer par dire bonjour ) ;
- vous accepterez de VOUS remettre en question (nous sommes dans un lycée agricole et pas à la Sorbonne).
Comme vous l'avez tous et toutes deviné (et surtout lu dans le titre), c'était mon lancer hebdomadaire de pavé dans la mare. Retrouvez tous les autres coups de gueule chez La Mère Cane.
A votre avis, je fais quoi au prochain qui commence sa phrase par : "TES élèves" ?
Edit : je tiens à préciser que mes petits restent toujours mes petits qu'il soient des monstres ou des anges, mais aussi qu'avec moi ils peuvent toujours tenter de se transformer en ogres, je les attends !











