Episode 2 d'un feuilleton qui pourrait détrôner Grey's Anatomy, Urgences et House ! Pour ceux qui n'ont pas vu le premier épisode, c'est ici.
Je vous ai laissés avec la présentation des différents protagonistes du box d'accueil : le communiste chantant, la grand mère à l'équilibre instable, le motard défroqué et les alcoolos en dégrisement. Il est maintenant tant de rentrer dans le vif du sujet (c'est plus agréable que de faire pénétrer violemment un thermomètre dans mon oreille... je crois que je suis traumatisée...).
N'ayant toujours rien compris à l'ordre de priorité d'auscultation par un médecin, j'espère juste que la petite grand-mère a réussi à s'extraire du box .
N'ayant toujours rien compris à l'ordre de priorité d'auscultation par un médecin, j'espère juste que la petite grand-mère a réussi à s'extraire du box .
Alors que plus personne ne l'attendait, arrive une "pas gentille du tout" (mais ça je ne le découvrirai qu'après) infirmière qui claironne : "Madame Passie ? ". Elle me conduit dans une suite privée avec Mari Adoré et me dit que le médecin arrive.
Une heure plus tard, toujours pas blouse blanche à l'horizon mais l'infirmière revient à la charge en me disant qu'il va venir tout de suite. Je tente de lui expliquer que je ne suis pas une douillette, que j'ai subi une césarienne sans anesthésie, mais que là, présentement, tout de suite je douille sévère et que la seule vue d'un petit doliprane ferait du bien à tout le monde et surtout aux doigts broyés de Mari Adoré.
Pas un sourire, pas un mot sympa, même pas un regard. Je comprends bien qu'elle est fatiguée, que je la gonfle avec mon ventre douloureux et que ce n'est pas le moment de me plaindre.
Une heure plus tard, toujours pas blouse blanche à l'horizon mais l'infirmière revient à la charge en me disant qu'il va venir tout de suite. Je tente de lui expliquer que je ne suis pas une douillette, que j'ai subi une césarienne sans anesthésie, mais que là, présentement, tout de suite je douille sévère et que la seule vue d'un petit doliprane ferait du bien à tout le monde et surtout aux doigts broyés de Mari Adoré.
Pas un sourire, pas un mot sympa, même pas un regard. Je comprends bien qu'elle est fatiguée, que je la gonfle avec mon ventre douloureux et que ce n'est pas le moment de me plaindre.
45 minutes après, le sauveur rentre dans la place. Lui, il a une bonne bouille. Il me décroche un sourire que je lui rends avec plaisir (enfin, plutôt une grimace de douleur mais nous appellerons ça un sourire). Il consulte "mon" dossier et me regarde ensuite de travers... Visiblement je ne fais pas mes 90 ans...
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That's THE question ! |
Il ressort, remue ciel et terre pour rendre son dossier à la petite mamie et trouver le mien. Il revient et on recommence notre parade : lui le sourire moi la grimace ; et tout ça sous les yeux de Mari Adoré qui met sa jalousie dans sa poche.
Phase de questionnement ok (si on ne tient pas compte que lui non plus ne veut pas savoir si mon appendice est toujours en place) puis arrive la palpation. Là, plus un mot ne sort de sa bouche. Il finit en me disant que l'infirmière allait venir me faire une prise de sang et me poser une perf'. Dans combien de temps ???
Une heure après, retour de la sorcière toujours pas déridée, qui me pique (mal d'ailleurs), me prélève le quart de mon volume sanguin (seul point d'exagération de ce billet) et installe la perf'. J'ai le malheur de lui demander ce qu'elle me fait passer dans le sang , "du sérum phy" me répond-elle. Super, de l'eau salée... Ce n'est qu'encore une heure plus tard qu'elle revient pour me filer du spasfon et le paracétamol tant espéré et surtout nous virer de la suite pour nous coller dans le couloir.
Vers 2h du mat', elle arrive me dit que mon potassium est trop haut que c'est dangereux et qu'il faut l'évacuer par les voies naturelles. Un cocktail de diurétiques plus tard, la Fée Passie est une vraie passoire, passe son temps à se lever de son brancard pour se rendre comme elle le peut au pipi-room et évacuer son potassium.
A l'occasion d'un allégement de vessie, je tombe nez à nez avec mon motard défroqué qui prend la direction de la sortie avec un joli pansement au bras (bon, ok je préfère les pansement du service de pédiatrie) et une prescription pour du doliprane (c'est à la mode le paracétamol en ce moment non ?). Bilan des courses : il vaut mieux se casser la binette en moto qu'avoir l'abdomen prêt à exploser !
Bon, d'après vous qui a tué le communiste chantant, dans le box d'attente, avec le pied à perfusion ?
La suite au prochain épisode...