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jeudi 27 octobre 2011

Je rêve d'être papa...

Pendant toute ma grossesse, j'ai entendu un paquet de banalités, de préjugés et blablas de vieilles dames. Je ne compte plus les :
  • "Ah, mais tu le portes haut, ce sera un garçon (ou une fille en fonction des régions)" ;
  • "Mais tu es grosse, tu es sûre qu'il n'y en a pas deux (à cinq mois de grossesse, parce qu'après on aurait dit que j'avais juste avalé un ballon de baudruche" ;
  • "Tu verras, si c'est une fille elle te ressemblera comme deux gouttes d'eau et si c'est un garçon ça sera Mari Adoré tout craché (c'est bien, les gens ont exclu d'entrée de jeu l'hypothèse du facteur)" ;

Le déballage du paquet cadeau ayant eu lieu, la Terre entière (rien que ça) fit la connaissance de Jolie Bichette. A ce moment là, je me suis dit que les platitudes allaient cesser. Mais non ! Je ne sais plus qui, la première (c'est un truc de bonne femme) m'a asséné le coup de grâce, la petite phrase qui tue, le coup de poignard dans le dos : "Oh, c'est une fille ! (Ouais, bravo, elle est habillée tout en rose !), alors là, ma pauvre, tu n'as vraiment pas de chance, cette enfant n'en aura que pour son papa et en plus ça dure toute la vie."

Combien de fois ai-je entendu ça ? Pas uné, pas dix mais, à mon avis une bonne centaine ! Aujourd'hui, c'est clair, je pense qu'elles m'ont maraboutée ces mémères !

Jusqu'à il y a peu de temps, pour Jolie Bichette, Papa et Maman c'était équivalent. Certes, celui avec qui elle prend le bain c'est Papa, mais celle avec qui on use les roues de la poussette ou les semelles des chaussures c'est Maman. Interchangeables, nous étions.

Mais depuis peu, il y a eu un déclic. Le "Je suis la fifille dorée de mon Papa" s'est allumé dans son petit crâne. Et depuis, Jolie Bichette s'est lancée dans une grande opération séduction :
  • les sourires ? Bon j'en fais deux ou trois à ma mère quand elle me tend amoureusement un boudoir, mais alors quand je vois Papa, là, je ne m'en remets pas. Je lui montre mes deux dents et toute la bave qui se trouve dans mon bec de moineau ;
  • les câlins ? Non mais tu crois vraiment que je n'ai que ça à faire Maman ? Là, tu vois je suis trop occupée à essayer de grimper sur le canapé, à vider les placards, à épiler les oreilles du chien (rayez la mention inutile). Papa apparaît dans le paysage ? Alors là, je cesse toute activité en cours, je me propulse aussi vite que mes quatre pattes me le permettent et je lui tends les bras. Chouette, il me prend et je lui colle mon nez dans le cou ;
  • les bisous ? Alors là minute, je sais à peine les faire. Ok, c'est ma génitrice qui m'a appris à faire ce bruit bizarre avec la bouche en collant ma trombine sur la joue de quelqu'un. Le truc, c'est qu'elle ne comprend pas, ma mère, que je préfère les joues qui piquent. 

Cette fois, c'est clair, cette petite pintade n'a d'yeux que pour son père ! Mais qu'il en profite maintenant, car lorsqu'elle utilisera ses stratagèmes à l'âge de l'adolescence, ce ne sera plus pour la beauté du geste, mais pour la beauté du jean's (ou du portable, ou des chaussures, ou du sac, ou....).
Ah, ah ! Vengeance !

Ce qui est étrange dans cette histoire, c'est que moi aussi je suis une fille (jusqu'à preuve du contraire) et que moi aussi j'ai un papa. Un papa que j'aime beaucoup mais qui (aux dires de toute la famille) n'a jamais été l'objet de toutes mes passions. Non, moi je ne voyais que par Môman (allez-y vous pouvez attaquer mon analyse et ma psychothérapie, c'est parti !). 
C'est donc clair, Jolie Bichette, je rêve d'être ton père !

Jalouse, moi, non... Dites les filles, comment on fabrique les garçons ?

Voila ma participation (un peu déformée je l'avoue et surtout très en retard) au "Etre de mère" de Babidji.

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lundi 10 octobre 2011

Réduites aux mensonges (un pavé dans la mare #6)

Pauvres de nous, pauvres petites choses que nous sommes ! Nous, les femmes, devons nous plier aux diktats de la société. Cette société, bien lisse, bien polie, bien comme il faut, fait de nous des "serial menteuses". Nous mentons aux autres et nous nous mentons de temps en temps à nous-mêmes.

Que celles qui n'ont jamais menti me jettent la première pierre.  Celles qui assument tout, haut et fort, m'assommeront avec la deuxième.

Nous trichons sur notre poids. Allez, hop, pour rentrer dans la norme on enlève trois petits kilos (ou on en rajoute quatre) à ce que la balance affiche.
"Mais non, je n'ai pas grossi, c'est mon jean's qui a rétrécit au lavage !" 
"Mais non, je ne suis pas au régime, j'ai perdu un os..."

Les mecs, quant à eux, ne font pas grand cas de cet objet de torture qui trône dans nos salles de bain. Il faut déjà qu'ils la voient et qu'ils grimpent dessus. Un rapide coup d'oeil à l'aiguille (ou aux diodes)  et ils redescendent l'air léger (pourtant parfois, ils feraient mieux de prendre l'air lourd). Ils ne feront pas une jaunisse pour 300 grammes en plus.

Nous trichons sur notre âge. La preuve, cette vieille règle de bienséance : on ne demande pas son âge à une dame. Toute notre vie, nous faisons en sorte de paraître un autre âge.
A 14 ans, les petites filles veulent jouer aux grandes et affichent le dress-code de leurs aînées. A 30 ans, nous commençons à traquer la moindre petite ride, nous la colmatons à grands coups de crèmes magiques. A 50 ans, nous nous tirons la peau du visage pour voir ce que pourrait donner un lifting. 
"Ah bon, je fais plus jeune que mon âge, mais non,  mais non..." (sourire intérieur de satisfaction)
"Un coup de vieux ? Mais non j'ai juste mal dormi cette nuit..."

Les hommes ? Si certains ont une légère tendance à la métrosexualisation, ils s'en foutent comme de leur première chemise de leur première ride. Pire, ils deviennent même de plus en plus beaux en vieillissant (une injustice de plus).

Nous mentons sur notre joie d'être mère. (Que celles qui n'ont jamais fait de baby-blues quittent ce blog tout de suite !). 
Quand en plein désarroi causé par la fatigue, les pleurs, les vomis, les cacas trop mous, trop liquides, les biberons qui fuient ou les seins qui ne se remplissent plus, vous vous trouvez confrontée à votre mère, votre tante, votre grand-mère, voisine, copine, collègue et que celles-ci vous disent : "Tu es heureuse, hein ? Ce n'est que du bonheur d'être mère !",  la première fois vous avez envie de tuer. La deuxième fois, vous essayer d'expliquer. la troisième fois vous souriez !
"Oh être mère ? C'est tous les jours les meilleurs moments de ma vie ! "

Les garçons, eux, se contentent d'être pères ! Ok, là je fais peut être preuve de mauvaise foi, mais admettez tout de même que ce n'est pas leur périnée qui doit subir la rééducation, que leur poitrine ne les fait pas souffrir et qu'associer le bon pantalon avec le bon T-shirt ce n'est pas pour eux une priorité.

Nous trichons sur notre vie sexuelle. Là encore, difficile d'être une femme. C'est bien connu, un mec qui enchaîne les conquêtes c'est un champion, une femme qui a du succès et qui l'assume, c'est... une salope...
Autre exemple, nous simulons l'orgasme. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas leur faire de peine, parce qu'il ne faut pas passer pour frigide, parce que, parce que parce que...
"Oh oui, oh oui comme c'est bon (alors la robe bleue avec les ballerines ou le pantalon gris et les   salomés ? ) !"


Nous faisons mine d'être ravies... Quand la sonnette retentit et que débarquent dans notre entrée Tata Josiane, la voisine qui pue, le copain de Monsieur, la Pince-Coupante (Belle-Maman, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de toi)...
"Oh comme ça fait plaisir de te voir ! Mais non , mais non tu ne me déranges pas (pas grave si j'avais envie d'être tranquille, si je n'avais pas envie que tu me racontes ta vie, pas grave...) ! "

Les hommes ? S'il y a bien un truc qu'ils ne comprennent pas, c'est bien ça ! Quel plaisir pour eux de voir leur mère ou leur vieux pote. En ce qui concerne Tata Josiane ? Là, ils fuient, ils ont quelque chose de plus important à faire dans le jardin, le garage, le bureau...

Bon allez, j'arrête là, je vous laisse le soin de compléter ! 

Pour ceux et celles qui n'auraient pas suivi, c'est bien évidemment ma participation au rendez-vous de La Mère Cane : Le pavé dans la mare

Alors, vous, vous mentez sur quoi ?
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lundi 29 août 2011

Le premier enfant

Avoir un premier enfant, c'est magique. Vous passez de nulli à primi en faisant la liste de ce que vous étiez avant et de ce que vous êtes devenues dès que le gnome ou la gnomette a pointé son joli museau.   Je ne me lancerai pas dans ce comparatif car d'autres l'ont déjà fait avec brio (ma préférence va à ma copine qui cause beaucoup). 



Avoir un premier enfant, ça vous change le statut
De la jeune (ou moins jeune) adulte que vous étiez vous devenez une femme, une mère, un être extrêmement respectable et même une vieille. Je m'explique pour la dernière assertion : un jour, mon oreille traîne (comme d'habitude) dans les couloirs du lycée et j'entends mes BTS faire la liste de leurs invités à la prochaine soirée qu'ils organisent. Mon nom est lancé sur le tapis par une jolie blondinette et, là, tombe la sentence : "La Fée Passie ??? Ben non, elle est vieille, elle a une fille"!

Vieille comme ça ???

Avoir un premier enfant, ça vous change le corps
Peu importe la silhouette qui fut la vôtre avant (brindille ou branche bien solide), vous devez vous faire à celle qui est la vôtre maintenant (que les frimeuses qui ont récupéré leur silhouette de rêve en moins de temps qu'il faut pour le dire passent leur chemin !).  Dites adieu à vos courbes harmonieuses pour embrasser vos rondeurs qui peuvent l'être beaucoup moins. En illustration, une autre petite phrase assassine proférée par une de mes chères têtes blondes : "Madame La Fée, vous avez un autre bébé dans votre ventre ? J'vous demande ça parce que votre petit haut le met bien en évidence"... (ne rien dire, ne pas hurler, ne pas pleurer).

Assumer ses rondeurs ! Plus facile à dire qu'à faire !!!

Avoir un premier enfant, ça vous change l'amour
Avant lui ou elle, vous aimiez passionnément, momentanément ou petitement. Maintenant vous aimez intemporellement, fidèlement et parfois même jalousement.


Avoir un premier enfant, ça vous change le vocabulaire
Avant vous parliez shopping, soirées, philosophie ou vache (ça c'est pour moi). Maintenant vous maîtrisez à fond les termes de portage, biberon/tétées, couches, nounou... Il est clair que ça fait moins bien en société mais ça aussi ça a changé.

Ou activités de vocabulaire pour tous les parents !

Avoir un premier enfant, ça vous change les relations
Là, sans même le vouloir vous opérez un tri. Enfin non, ce n'est pas vous qui le faites mais vos anciennes relations. Vous pouvez bien souvent faire une croix sur les couples de nulli qui vous regardent de biais lorsque vous rompez le fil d'une conversation passionnante parce que le popotin doré de la prunelle de vos yeux commence à devenir très malodorant. Seuls, les "déjà parents" que vous n'avez pas snobés quand vous étiez vous-mêmes un couple de "nulli-concons" sont ravis de vous avoir à leur table ou sur leur canapé.

Mais non, vous n'êtes pas un vilain petit canard !

En synthèse, avoir un premier enfant, ça vous change la vie.

Ma grande question du moment : et avoir un deuxième enfant ça fait quoi ? 

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