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lundi 7 mai 2012

Dis moi à quoi tu ressembles, je te dirai pour qui tu votes (pavé dans la mare)

Voilà, les jeux sont faits, le résultat est tombé, la France a voté.


Pour ceux qui pensent que je vais vous livrer pour qui j'ai voté hier ou il y a quinze jours, vous pouvez oublier. Pourquoi ? Parce que tout comme au plus profond de vous, vous ne souhaitez pas savoir quelle est la dernière position du kama-sutra étudiée par les époux Passie, il en va certainement de même pour mes opinions politiques (je les garde pour les repas de famille). 


Non, aujourd'hui on est lundi et le lundi c'est peut être raviolis mais c'est pavé dans la mare aussi.


Ça fait des mois, que dis-je des années, que ça m'agace, alors aujourd'hui je me lâche !

Ras le bol de la catégorisation ! Ras le bol de l'estimation des intentions de vote, uniquement à la tête du bonhomme (ou de la bonne femme). Je m'explique : combien de fois avons-nous entendu, dans nos entourages, les phrases suivantes ? :

  • Toi, tu es prof donc tu votes à gauche (ou pas) ;
  • Lui, il est agriculteur sa came c'est Marine (ou pas) ;
  • Eux, ils sont vieux donc, fatalement, ils votent bleu (ou pas) ;
  • Eux, ils sont jeunes donc, fatalement, ils ne votent pas (ou peut être que si)...

Le truc, c'est qu'une fois que certains ont dit ça, ils ont tout dit. Le débat, l'échange, le dialogue n'est plus possible à partir du moment où ils vous ont collé une étiquette sur le front.

Alors pour ceux qui sont dans ce cas et qui tomberaient sur ces quelques lignes, la Fée Passie vous livre gratuitement (et le jeudi la deuxième est gratuite...) deux ou trois petites explications :

  • Les profs ne signent pas, en même temps que leur contrat, une fiche d'adhésion pour le parti à la rose ou celui à la faucille, si si je vous assure nous pouvons faire notre choix !
  • Ce n'est pas parce que l'on trie nos ordures, que l'on mange bio et que l'on prend des douches plus souvent que des bains que l'on se rallie forcément à la Norvégienne aux lunettes improbables (ou alors si et seulement si la Norvégienne est une omelette) !
  • Ce n'est pas parce qu'on est blond, aux yeux bleus et que l'on adore porter des rangers que l'on soutient le FN, regardez bien dans le cortège, Marine accepte toutes les couleurs de cheveux ! 

Ça fait du bien d'avoir dit tout ça, je me sens d'un coup plus légère, mais je ne me leurre pas, on remettra ça dans un petit mois ! 


Et vous, votre pavé du lundi, c'est quoi ?


ndlb : C'était bien évidemment ma participation au "Pavés dans la mare" de la Mère Cane.

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lundi 30 avril 2012

Mes ovaires, quelle galère ! (pavé dans la mare)

Chers ovaires, 


Tout d'abord, chers ovaires, je vous prie de bien vouloir m'excuser de vous importuner, mais il est grand temps de mettre les points sur les i.

Ces derniers temps, il me semble que vous vous relâchez quelque peu. Vous, qui m'aviez habituée à faire preuve de la plus grande ponctualité, je dois bien vous le dire aujourd'hui, vous déconnez.

Où est passée votre régularité légendaire ? Quid du petit ovule pondu tous les 28 jours ? Il apparaît que, depuis quelques mois, vous n'en faites qu'à votre tête : "Tiens, si on faisait une boum au bout de 23 jours ?" ou encore "Faudrait peut être qu'on se réveille, on n'a rien fait ce dernier mois".

C'est bien sympa votre truc mais moi, ça ne m'arrange pas. Voyez-vous, chers ovaires, j'ai de grands projets pour vous (enfin surtout pour l'un des deux, tirez à pile ou face mais ne vous battez pas). Je compte faire rencontrer à l'ovule que vous aurez expulsé toute une bande de copains super sympa. 

Pour que cette rencontre ait lieu, il est impératif que je fixe un jour, une heure et un endroit. Donc, et je vous en remercie par avance, pourriez-vous m'indiquer vos disponibilités ? En ce qui concerne le lieu, je vous assure que vous n'aurez pas à vous déplacer, les flagellés viendront vous rencontrer ! 

Afin de vous motivez davantage, je vous promets, chers pondeurs, que si, pour cette fois, vous ne faites pas n'importe quoi après je vous fiche une paix royale pendant 9 mois !

Enfin, voici ma dernière requête, pourriez vous faire vos noubas sans trop m'en faire profiter. Mon dos et Mari Adoré vous en seront vraiment gré !


Dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie de recevoir, mes chers ovaires, mes hormones les plus appropriées.

La Fée Passie


Ça vous arrive, à vous, de parler à vos organes ?


ndlb : Ceci est ma reprise de participation au Pavé dans la Mare de La Mère Cane. Pavé interne, mais pavé tout de même !

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lundi 7 novembre 2011

Ce ne sont pas MES élèves ! (un pavé dans la mare #9)

Bon OK, je suis une super maman, une wonder prof et même une méga wonder prof principale. Je les aime ces petits (grands) morveux et ils me le rendent bien. 

Par contre, en ce moment j'ai une petite, toute petite, minuscule aversion pour MES collègues (oui, je sais, ce n'est pas la première fois et ça ne sera certainement pas la dernière !). 


En tant que profs, ce qui nous titille en ce moment ce n'est pas encore le calendrier de l'avent, mais plutôt les derniers jours avant les conseils de classes (si certains de mes collègues me lisent, pensez à remplir les bulletins avant le 16). 

Bizarrement, je sens poindre une légère touche d'énervement chez mes compatriotes enseignants : pas assez (voire pas du tout) de notes pour faire un moyenne significative, des paquets de copies qui s'entassent et qui ne veulent pas se corriger tous seuls, des élèves qui sont ... des élèves. Il n'en faut pas plus pour placer au bord de la dépression un prof lambda.


Du coup, depuis la semaine précédant les vacances de la Toussaint, j'ai le droit, à mon arrivée le matin,  à une haie d'honneur devant mon bureau (ouais, j'ai un bureau, pas seulement le meuble, non, non, la pièce !) . En fait, je devrais plutôt dire une haie d'horreur !

Un bonjour à peine susurré, et arrive le flots des récriminations. Là encore, étrangement, elles commencent toutes par : "TES élèves" ou variante : "Tes Terms" comme si les 24 diables  étaient tous sortis de mon utérus !

Ces chers petits sont, au choix : inattentifs, bavards, mauvais, méchants, bons à rien, décourageants, désespérants, horripilants... J'arrête là la liste d'une part parce qu'elle me fait peur et d'autre part parce que je ne reconnais pas les élèves dont on me parle en ces termes.


Je vais mettre tout de suite les points sur les i.

Chers collègues, ces élèves sont autant les miens que les vôtres. Ce qui est certain, c'est que les monstres que vous me décrivez n'existent pas quand ils entrent dans ma salle. Je me suis même permise de leur demander pourquoi avec moi ça se passait bien. Leur unique réponse fût : "Mais parce que vous, vous aimez votre métier..." . Eloquent, non ?


J'accepterai qu'ils soient MES élèves quand :

  • vous reverrez VOS méthodes (archaïques) d'enseignement ;
  • vous ferez VOUS-MÊMES preuve de respect envers ces chers monstres (commencer par dire bonjour ) ;
  • vous accepterez de VOUS remettre en question (nous sommes dans un lycée agricole et pas à la Sorbonne).


Comme vous l'avez tous et toutes deviné (et surtout lu dans le titre), c'était mon lancer hebdomadaire de pavé dans la mare. Retrouvez tous les autres coups de gueule chez La Mère Cane.


A votre avis, je fais quoi au prochain qui commence sa phrase par : "TES élèves" ?


Edit : je tiens à préciser que mes petits restent toujours mes petits qu'il soient des monstres ou des anges, mais aussi  qu'avec moi ils peuvent toujours tenter de se transformer en ogres, je les attends !



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lundi 31 octobre 2011

T'as une vie privée ? Ah bon... (un pavé dans la mare #8)

Certaines, comme vous et moi ont fait le choix d'exposer des bribes de leur vie privée au monde entier (ça c'est mon côté Minus). D'autres affichent leurs humeurs sur les réseaux sociaux. Là-dessus, soyons clair, c'est nous qui choisissons de nous livrer par morceaux ou entièrement.

Par contre,  en ce qui me concerne je ne vous raconte pas tout (oui, c'est honteux !), j'en garde un peu pour nous. Mais sachez, les copines et les copains (j'ai au moins deux Y qui pointent le bout de leur nez ici !) que lorsque vous mettez les pieds dans mon lycée, votre vie privée, vous pouvez l'oublier.

Heureusement que les pavés ne moisissent pas car celui-ci je me le garde sous le coude depuis plus d'un an. Ma Canette, j'espère que la mare est grande parce que ce gros pavé là je vais me faire un plaisir de le lancer.



Revenons aux vacances d'avril 2010. Sentant bien qu'il y avait un truc bizarre qui se tramait (mes seins ne voulaient plus rentrer dans leurs bonnets), je me suis décidée à me plier à l'exercice acrobatique du pipi sur le bâtonnet. Résultat des courses, bingo, la monstresse s'était installée !

Fin des vacances, rentrée, une semaine de cours passée et, un mardi en fin d'après midi, pendant que j'expliquais brillamment la durée de gestation des animaux domestiques, une de mes élèves m'interrompt et me dit : "Madame, j'peux vous poser une question ?". Allez poulette, j'écoute ! La minette regarde autour d'elle et lance : "Madame, c'est vrai que vous êtes enceinte ? C'est Mme J. qui nous l'a dit !"

Argggggh ! Bien évidemment, je n'avais parlé de mon état de gestation à personne. Ne me laissant pas démonter pour si peu, j'explique à mon adolescente que je n'avais pas à répondre à ce genre de questions et qu'elle n'aurait qu'à bien me scruter pendant les mois à venir pour avoir sa réponse. La petite, devenue toute rouge, continue : "Mais Madame, c'est pas de ma faute, même Mme G. en rentrant en cours, nous a demandé si on savait si Mme Passie était en cloque ou pas..." (joli le vocabulaire, non ?).

crédit photo
Mais comment ont-elles su ? De ventre je n'en avais point, mes nouveaux obus étaient planqués comme à leur habitude dans des tops vaporeux. Une seule explication possible, Mme J. et Mme G. avaient fouillé mes poubelles, employé un paparazzi, ou lu dans le marc de café. Et bien évidemment, mes chères collègues ne se sont pas contentées de garder leurs suspicions pour elles, non non, cette rumeur a fait le tour du lycée.

Intimité volée, secret dévoilé, vie privée pillée. Sentiment d'être trahie et de devoir mentir pour garder un semblant de vie privée.
Mais bordel (oups, pas bien la vulgarité), occupez vous de vos fonds de culottes et foutez nous la paix !

 Dites, vous aussi, parfois on vous confond avec Monica Belluci, ou Kate, ou William ou... ?

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lundi 17 octobre 2011

J-5 avant la Pince Coupante (un pavé dans la mare #7)

Cette semaine, un pavé perso dans la mare de La Mère Cane. Je préfère le jeter là qu'à la tête de ma chère Pince Coupante (ma belle-doche pour ceux et celles qui n'auraient pas suivi les premiers épisodes). Ma Canette, si la mare déborde je viendrai passer la serpillère.

Dans cinq jours, à cette heure-ci je serai "on the road again" vers les contrées les plus septentrionales de notre cher hexagone. J'aurais bien évidemment pris le soin de m'équiper en fonction: polaires, moonboots, gants et écharpes ; mais rien ne protège suffisamment contre le frimas qu'instaure ma Pince Coupante.

Je vais donc m'exposer sans couverture de survie à l'indifférence de cette femme qui pourrait être ma deuxième mère.

Pendant trois ans, j'ai tout essayé : la douceur, la gentillesse, le rentre dedans, le silence. Rien n'y fait, la Pince Coupante est rouillée du coeur. L'arrivée de Jolie Bichette aurait pu être salvatoire. De l'affection, elle en a pour notre fille. Elle en a tellement qu'à peine le seuil de la porte franchi, elle me l'arrache des bras et ne daigne me la rendre que lorsque Mari Adoré fait preuve d'autorité.

Alors, je me suis préparée à tout pour 96 heure, 5760 minutes, 345 600 secondes. Je pars avec un paquetage de combat digne des marines :

  • pour éviter les engelures : les gants de boxe ;
  • pour parer les coups bas : une bonne dose patience ;
  • pour attaquer : les talons aiguilles (merci à la keupine Bernadette) ;
  • pour faire passer le temps plus vite : le mac en priant pour que sa connexion internet ne soit pas aussi limitée qu'elle...


La Pince Coupante, je te préviens, cette fois c'est soit ça passe, soit ça casse, foi de sécateur !

En conclusion, à toutes les mères de fils unique, arrêtez d'être des castratrices en puissance. Veuillez laissez ouverte la cage aux oiseaux. Ce n'est pas parce qu'ils s'envoleront très haut qu'ils ne reviendront pas se poser de temps à autre dans le nid maternel. Sachez profiter de cette opportunité unique d'avoir une fille et surtout, Pinces Coupantes du monde entier, arrêtez de nous faire chier !

Dites les copines, qu'est ce que j'ai pu oublié ?

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lundi 10 octobre 2011

Réduites aux mensonges (un pavé dans la mare #6)

Pauvres de nous, pauvres petites choses que nous sommes ! Nous, les femmes, devons nous plier aux diktats de la société. Cette société, bien lisse, bien polie, bien comme il faut, fait de nous des "serial menteuses". Nous mentons aux autres et nous nous mentons de temps en temps à nous-mêmes.

Que celles qui n'ont jamais menti me jettent la première pierre.  Celles qui assument tout, haut et fort, m'assommeront avec la deuxième.

Nous trichons sur notre poids. Allez, hop, pour rentrer dans la norme on enlève trois petits kilos (ou on en rajoute quatre) à ce que la balance affiche.
"Mais non, je n'ai pas grossi, c'est mon jean's qui a rétrécit au lavage !" 
"Mais non, je ne suis pas au régime, j'ai perdu un os..."

Les mecs, quant à eux, ne font pas grand cas de cet objet de torture qui trône dans nos salles de bain. Il faut déjà qu'ils la voient et qu'ils grimpent dessus. Un rapide coup d'oeil à l'aiguille (ou aux diodes)  et ils redescendent l'air léger (pourtant parfois, ils feraient mieux de prendre l'air lourd). Ils ne feront pas une jaunisse pour 300 grammes en plus.

Nous trichons sur notre âge. La preuve, cette vieille règle de bienséance : on ne demande pas son âge à une dame. Toute notre vie, nous faisons en sorte de paraître un autre âge.
A 14 ans, les petites filles veulent jouer aux grandes et affichent le dress-code de leurs aînées. A 30 ans, nous commençons à traquer la moindre petite ride, nous la colmatons à grands coups de crèmes magiques. A 50 ans, nous nous tirons la peau du visage pour voir ce que pourrait donner un lifting. 
"Ah bon, je fais plus jeune que mon âge, mais non,  mais non..." (sourire intérieur de satisfaction)
"Un coup de vieux ? Mais non j'ai juste mal dormi cette nuit..."

Les hommes ? Si certains ont une légère tendance à la métrosexualisation, ils s'en foutent comme de leur première chemise de leur première ride. Pire, ils deviennent même de plus en plus beaux en vieillissant (une injustice de plus).

Nous mentons sur notre joie d'être mère. (Que celles qui n'ont jamais fait de baby-blues quittent ce blog tout de suite !). 
Quand en plein désarroi causé par la fatigue, les pleurs, les vomis, les cacas trop mous, trop liquides, les biberons qui fuient ou les seins qui ne se remplissent plus, vous vous trouvez confrontée à votre mère, votre tante, votre grand-mère, voisine, copine, collègue et que celles-ci vous disent : "Tu es heureuse, hein ? Ce n'est que du bonheur d'être mère !",  la première fois vous avez envie de tuer. La deuxième fois, vous essayer d'expliquer. la troisième fois vous souriez !
"Oh être mère ? C'est tous les jours les meilleurs moments de ma vie ! "

Les garçons, eux, se contentent d'être pères ! Ok, là je fais peut être preuve de mauvaise foi, mais admettez tout de même que ce n'est pas leur périnée qui doit subir la rééducation, que leur poitrine ne les fait pas souffrir et qu'associer le bon pantalon avec le bon T-shirt ce n'est pas pour eux une priorité.

Nous trichons sur notre vie sexuelle. Là encore, difficile d'être une femme. C'est bien connu, un mec qui enchaîne les conquêtes c'est un champion, une femme qui a du succès et qui l'assume, c'est... une salope...
Autre exemple, nous simulons l'orgasme. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas leur faire de peine, parce qu'il ne faut pas passer pour frigide, parce que, parce que parce que...
"Oh oui, oh oui comme c'est bon (alors la robe bleue avec les ballerines ou le pantalon gris et les   salomés ? ) !"


Nous faisons mine d'être ravies... Quand la sonnette retentit et que débarquent dans notre entrée Tata Josiane, la voisine qui pue, le copain de Monsieur, la Pince-Coupante (Belle-Maman, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de toi)...
"Oh comme ça fait plaisir de te voir ! Mais non , mais non tu ne me déranges pas (pas grave si j'avais envie d'être tranquille, si je n'avais pas envie que tu me racontes ta vie, pas grave...) ! "

Les hommes ? S'il y a bien un truc qu'ils ne comprennent pas, c'est bien ça ! Quel plaisir pour eux de voir leur mère ou leur vieux pote. En ce qui concerne Tata Josiane ? Là, ils fuient, ils ont quelque chose de plus important à faire dans le jardin, le garage, le bureau...

Bon allez, j'arrête là, je vous laisse le soin de compléter ! 

Pour ceux et celles qui n'auraient pas suivi, c'est bien évidemment ma participation au rendez-vous de La Mère Cane : Le pavé dans la mare

Alors, vous, vous mentez sur quoi ?
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lundi 3 octobre 2011

La ménagère de moins de 50 ans (un pavé dans la mare #5)

On est lundi et le lundi, c'est coup de gueule autorisé, autrement appelé "Pavé dans la mare". La Mère Cane nous ayant autorisé à lancer des pavés contre tout et n'importe quoi, une fois n'est pas coutume, je me lance dans le n'importe quoi !

Si la ménagère de moins de 50 ans a eu son heure de gloire, avec toute une floppée de publicités qui lui étaient destinée, aujourd'hui la ménagère de moins de 50 ans en a marre de se faire assaillir de pubs pendant son moment de débranchage de cerveau du soir.

Je m'explique. Je ne suis plus une grosse consommatrice de télé. Oui je l'ai été, mais depuis ma rencontre avec Mari Adoré et la naissance de Jolie Bichette, la télé est devenue un bibelot de plus, un truc qui prend la poussière comme rien d'autre dans la maison. 

De temps en temps, il nous arrive d'allumer la boîte à images le soir, de nous vautrer sur le canapé, emmitouflés dans nos petites couvertures en polaire (on aime le confort chez les Passie) et de regarder soit un truc très très très intello soit un navet à classer dans la catégorie "grosse daube". Bon ok, il y a bien le rendez vous hedbomadaire avec Bree, Susan, Gaby et Lynette, mais ça, ça ne compte pas, c'est thérapeutique !

La scène est donc très simple : Mari Adoré et La Fée sur le canapé, délicieusement scotchés (ou endormis) devant la télé, devant un truc méga passionnant. Et bang, premier coup de rappel à notre dur monde de consommation : la première coupure pub. Celle-là, passe encore, elle nous indique qu'il est un peu moins de 21h30 et que le réveil sonnera dans approximativement 9h et nous permet un léger debriefing sur ce que nous venons de voir. Redémarrage du programme et bing, 40 minutes plus tard, deuxième coupure pub. Là, en théorie mon sang ne fait qu'un tour et je me mets à tempêter. 


Pourquoi cet ouragan ? Parce que d'un coup, la télé semble prendre son indépendance et augmente son volume du simple au double mais aussi parce, même si je trouve les petits qui parlent de leur futur métier, pour faire l'apologie du Crédit A Bricole, tout à fait charmants,  ce matraquage audiovisuel me pompe l'air à une force... Et enfin parce que je reste toujours éveillée pendant les pubs alors que je m'endors copieusement sans savoir si Renée est vraiment une garce ou une pauvre fille désespérée !

En conclusion, la ménagère de moins de 50 ans que je suis en a ras le bol des pub et souhaiterait pouvoir, de temps en temps regarder la télé sans avoir l'impression d'avoir traversé l'Atlantique et emménagé dans une maison avec boîte aux lettres personnalisée et drapeau au pignon !

Et vous, votre pavé ?

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lundi 26 septembre 2011

Petits grains de sable (un pavé dans la mare #4)

Comme tous les lundis, je réponds à l'appel de La Mère Cane pour lancer mon pavé dans la mare. Enfin, je devrais dire comme presque tous les lundis car aujourd'hui, soit la mare est vide, soit le pavé s'est transformé en petits grains de sable.

En effet, je ne sais pas si c'est le soleil qui est revenu avec un promesse de rester dans les parages pendant une bonne partie de la semaine ou la satisfaction d'une journée déjà bien remplie et de façon fort agréable, mais là, je suis à sec de coup de gueule. 

Je pourrais bien rouspéter après l'abruti de première mon cher collègue qui a parqué son char à boeufs ce matin devant mon garage, m'empêchant donc, toute la matinée de me rendre dans mon Méga N pour faire mes courses hebdomadaires. Je lui ai donc laissé un gentil petit mot sur son pare-brise en lui expliquant que la porte blanche devant laquelle il était installé n'est pas seulement décorative mais qu'elle a une vraie utilité.

Ce maudit trou du c** charmant personnage est venu frappé à ma porte sur les coups de midi, en me disant qu'il pensait que je ne travaillais pas le lundi (chose parfaitement vraie) et que par conséquent je n'avais pas besoin d'emmener Jolie Bichette chez Nounou. Bizarrement je me suis découverte une répartie du feu de dieu en laissant échapper : "C'est vrai, ça ! Jolie Bichette ne va pas chez Nounou et nous, nous vivons d'amour et d'eau fraiche ! D'ailleurs nous sommes ravis d'accepter ton invitation à déjeuner !".

Non mais franchement, les gens sont d'un sans gène....

Arrêtez moi, mais je ne viendrais pas de le lancer mon micro pavé ?

p.s. : Vous avez jusqu'à demain soir pour vous tortiller le neurone sur le "C'est pas du tout ça" spécial DarkGally
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lundi 19 septembre 2011

Chers collègues (un pavé dans la mare #3)

Aujourd'hui, ce n'est pas mon instinct de mère rebelle qui se réveille, ni même celui de femme mais bien mon instinct de prof. Attention, profs sensibles, passez votre chemin ! 

Après avoir testé l'Education Nationale (très peu pour moi, merci, je ne repasserai pas), je suis allée faire un tour du côté de l'Enseignement Agricole. Là, tout m'a paru plus beau, plus humain, plus vrai plus tentant. 

Certes, il est vrai que j'ai la chance d'enseigner une matière technique plutôt sympa (quoi de plus cool que d'aller s'occuper de petits agneaux tous frais sortis du ventre de leur mère, que d'assister à la mise bas d'une vache ou d'aller peser des petits veaux), mais ça ne fait pas le tout. Il y a comme qui dirait un truc apaisant dans l'air de l'Enseignement Agricole, comme un air de famille. 

Cependant, il n'empêche que, comme partout, il y ait des cas affolants, des électrons libres, des personnes dénuées de toute réalité. Je ne vous citerai que trois exemples, mais il y en a tant.

1. Une prof de français, qui, au moment où la sécheresse s'invitait à tous les journaux télévisés, nous lâche  une bombe en déjeunant. Pour se replacer dans le contexte, il faut savoir qu'à table, ce jour là, se trouvent deux de mes collègues qui partagent leur temps entre les salles de classe et leurs tracteurs. Donc, cette charmante dame nous fait l'honneur d'une de ses remarques pseudo-intellos : 
"J'ai regardé le 20 heures hier soir (ravie de le savoir). Ils parlaient de la sécheresse (ah bon...) et ils y avaient même des agriculteurs. C'est fou, mais ils parlent quand même à peu près bien français, je ne croyais pas !". 

Là, j'ai failli m'étouffer. J'ai vu la colère et le dégoût dans les yeux de mes deux collègues qui se sont empressés de finir leur plateau, ont évité de le lui coller à travers la figure et sont partis dignement.

2. Toujours la même prof de français, qui, lors d'une réunion sur le tutorat (dispositif permettant à des élèves en difficulté de trouver une oreille apaisante doublée d'une âme de conseiller d'orientation) s'inquiète de voir le nombre important de volontaires. La réunion touchant à sa fin, elle ose poser LA question : 
"Mais, vu le nombre que nous sommes, ça veut dire que nous serons moins payés pour faire ça que l'année dernière? Et si ce sont les élèves qui choisissent leur tuteur, et pas l'inverse, ça veut dire que je pourrais ne pas être choisie (et donc ne pas récupérer d'heures sup' à ne pas faire grand chose...) ?" .

Ben ouais ma p'tite dame, ce sont les élèves qui choisiront et ne t'inquiète pas, ils ne sont pas dupes ! Tu pourras donc rentrer chez toi de bonne heure ! L'intérêt des élèves, tu connais ? Ah non, toi tu connais celui de ton porte-monnaie...



3. Un prof d'agronomie au sujet des séances de pluri. Tout d'abord, expliquons ce qu'est la pluri : pluri = diminutif de pluridisciplinarité. Ce sont des séances de cours où plusieurs enseignants se retrouvent ensemble devant une même classe pour traiter d'un sujet sous plusieurs angles. La pluri  est un élément phare de l'enseignement agricole qui lui permet de donner du sens aux formations. 

Revenons donc à notre cher prof d'agro qui au bout de 30 minutes de pluri (sur une plage de deux heures) assène le truc qui tue :
"Bon, vous êtes déjà deux (profs), vous n'avez pas besoin de moi pour les garder, je m'en vais." 

Ben voyons, pour sûr nous n'avons pas besoin de ton poil dans la main ! Passe la porte et rentre vite chez toi ! Les élèves ? Mais non ils ne t'en voudront pas (en tout cas pas maintenant, attends un peu ta prochaine heure de cours !) ! 

Tout ça pour dire qu'ils y a des cons partout, que sinon on s'ennuierait fortement et que nous n'aurions pas d'autre sujet de discussion dans nos chaumières le soir. Et sans eux, pas de pavé dans la mare ! Voilà ma Canette, j'ai bien fait mes devoirs !

Et vous, votre pavé dans la mare ?

p.s. : Il y a toujours un "C'est pas du tout ça" qui traîne, vous avez jusqu'à mardi soir pour nous expliquer l'expression "faire vibrer la corde sensible".

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lundi 12 septembre 2011

Un chat dans le berceau (un pavé dans la mare #2)

La famille Passie aurait pu se nommer la famille Noé. En effet, dans l'antre de la Fée, se côtoient humains, félins, canin, lapins et poussins (enfin les derniers sont plutôt dans le jardin) et tout ça rime en IN (trop forte la Fée) !

Mon pavé dans la mare de La Mère Cane, sera destiné, cette semaine, aux bien-pensants vétérinaires et médecins amateurs. 

Non, je ne parle pas des professionnels des métiers de la santé qui ont bien raison de nous prodiguer de bons conseils, je m'adresse à tous ceux qui ont la critique facile quant à la présence de chaminous auprès des femmes enceintes et des bébés.

Allez, je me lance dans la mare avec mon pavé ! Prenons l'exemple d'une fée anonyme que nous appèlerons pour plus de facilité la Fée P.

La Fée P. est une véritable Brigitte Bardot, une SPA à elle toute seule, elle pleure même devant les documentaires animaliers quand une gentille gazelle se fait rattraper par une lionne. La Fée P. est l'heureuse maîtresse de 4 non mois heureux félins qui partagent sa vie depuis  des lustres pour certains.

Quand la Fée P. a annoncé (à l'ensemble de sa famille, des ses amis, collègues et autres connaissances) son état de gestation confirmé (ça fait savant non ???), elle s'attendait à des hourras, des bravos, des "mais c'est super". Elle s'attendait donc à tout sauf à :


  • "Mais tu es folle !!! Avec 4 chats, tu vas attraper la tuberculose ! ". Première chose, les chats ne sont pas susceptibles de nous transmettre la tuberculose mais la toxoplasmose, nuance. Ensuite, il a fallu expliquer, vainement d'ailleurs, que, certes, les chats étaient un des vecteurs de la toxoplasmose mais qu'ils étaient largement battus par la viande pas assez cuite et les légumes mal lavés.  Rien à faire, certains on même proposé à la Fée de faire piquer ses gentils minets.

  • "Mais tu te rends compte, quand le bébé sera là, les chats vont venir l'étouffer dans son berceau ! ". Comment dire ???  La Fée P. a bien essayé de dire à ces braves gens que son antre disposait de portes et de fenêtres qui pouvaient s'ouvrir et se refermer. Que, de plus, elle n'était pas complètement cinglée (juste attaquée un petit peu sur les bords) et qu'elle vérifierait si les matous ne se sont pas faufilés entre ses jambes pendant le dixième de seconde nécessaire à l'ouverture ou à la fermeture de la porte. Et qu'enfin, les chats n'étant pas munis de pouces opposables il leur serait très difficile de tourner la poignée de la sus-citée porte.
  • "Mais, avec tant de chats, il y aura plein de poils par terre quand le bébé fera du quatre pattes ! ". La Fée P. a bondi, mordu et craché (ça déteint d'avoir 4 chats) et a rétorqué que personne n'avait encore eu à se plaindre du ménage dans l'antre et qu'il n'y avait aucune raison que l'aspirateur et le balai fasse grève à la naissance du bébé.

La Fée P. est encore furieuse d'avoir été confrontée à ce ramassis de conn***** et demande aux gentils volontaires pour l'euthanasie féline s'ils se lavent bien les mains après avoir fait pipi !

Et vous, vous avez jeté quoi dans la mare aujourd'hui ?


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lundi 29 août 2011

Un pavé dans la mare #1

Elle devient incontournable la canette ! Elle ose aujourd'hui lancer son pavé dans la mare, pas la sienne mais celle du voisine histoire de limiter le ménage dans les plantes. 

Quand La mère Cane part en croisade contre les Cons, les Bien Pensants, les Langues de Vipère (désolée ma Lili !!!) ça décoiffe comme Irène frôlant New York. 

Elle nous a invité à rouspéter ouvertement contre les empêcheurs de penser en rond, alors voici mon pavé dans la mare.

A toutes les Biens Pensantes (souvent nulli) qui me regardent des pieds à la tête en pensant si fort (je les entends ! ) que j'ai encore du poids à perdre de ma grossesse, ce pavé est pour vous.

A la réflexion sanglante "Tu devrais aller en salle à la rentrée ! ", j'ai envie demander quel est le film conseillé.

A celles dont les yeux s'exorbitent quand je ne choisis pas un pantalon en taille 36 mais plutôt en taille 38, j'ai envie de dire que la taille 14 ans ça va avec les UV et le maquillage de scène (pour rester polie). Et merdum un 38 pour mon mètre soixante ce n'est pas si dramatique.

A celles qui comptent les calories à chacun de mes coups de fourchettes, celles qui feraient trembler de peur un Inquisiteur, j'ai envie de rappeler que j'escalade bravement 35 marches pour me rendre au donjon de ma Jolie Bichette et ce, en courant et au moins 20 fois par jour.

Au final, à toutes celles qui pensent que l'on doit obligatoirement se sentir mal avec 3 petits kilos de trop, que l'on se sent moche avec des nos petits bourrelets, j'ai juste envie de dire : "Enfantez et après vous verrez ! "

Et vous, c'est quoi votre pavé dans la mare ?

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